Le mildiou, cauchemar du jardinier
Cette maladie est due à un champignon pathogène, le Phytophthora infestans, se développant
principalement par temps humide. C’est en atteignant la plante de l’intérieur que le mildiou s’en prend aux végétaux, les faisant alors dépérir.
Le mildiou se reconnaît aux petites taches jaunes et au feutrage blanchâtre qu’il provoque respectivement sur le dessus et le dessous des feuilles. Très vite, les taches vont commencer à brunir,
s’étendre aux fruits et à les faire pourrir.
Connu pour s’en prendre à la pomme de terre, le mildiou s’attaque aux légumes en général. Comme par exemple la tomate, le poivron et l’épinard.
Pour une bonne prévention contre le mildiou, faire attention aux points suivants :
- Ne plantez pas trop serré, comme beaucoup d’autres champignons, le mildiou voyage aisément de plante en plante, et n’aurait
aucun mal à infecter tout le potager.
- Pour les mêmes raisons, évitez de planter des tomates à proximité de pommes de terre (ces plantes pouvant être toutes deux
infectées)
- Le mildiou persistant dans le sol, veillez à une bonne rotation des cultures
- Evitez au maximum de mouiller le feuillage
- Arrosez le matin plutôt que le soir pour éviter un excès d’humidité.
Si le mildiou a atteint votre jardin :
- Dès l’apparition des premiers symptômes, coupez les parties infectées.
- Vous pouvez également vaporiser un peu (et seulement un peu, afin de bien respecter l’équilibre du sol), de fongicide à base de cuivre.
Lutter contre la hernie du chou
Provoquées par un champignon microscopique, Plasmodiophora brassicae, ces monstrueuses déformations
racinaires sont connues depuis le Moyen Age, où l’on parlait de “syphilis du chou”. C’est une
maladie spécifique des crucifères (ou Brassicacées) que l’on retrouve sur les navets, les rutabagas, le colza et parfois sur les radis. Les crucifères sauvages, comme la bourse-à-pasteur, la
ravenelle et la moutarde y sont également sensibles.
Pour éviter de disséminer les spores dans le sol, il faut
enlever et brûler les plantes atteintes au fur et à mesure. C'est à peu près la seule mesure de lutte directe que l'on puisse appliquer.
Tous les efforts doivent donc se concentrer sur la prévention, en particulier
après un hiver très humide :
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Vous adopterez tout d'abord des rotations
d'autant plus longues que les conditions sont favorables au développement du champignon, afin de ne pas cultiver de crucifères au même endroit avant plusieurs années (sept à huit ans si la
maladie s'est déjà déclarée).
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Il est possible de modifier ces conditions favorables à la hernie:
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en drainant et en allégeant les sols
trop humides ou asphyxiants ;
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en relevant progressivement le pH du sol par des amendements calcaires : calcaire broyé, dolomie, marne, craie, chaux éteinte (20 kg pour 100 m2 ), sable coquiller (qui allègera aussi la
structure du sol).
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Lutter contre la tavelure
La tavelure est du comme toute les maladies cryptogamiques, à un champignon microscopique qui s'attaque au feuilles et aux fruits de
certains arbres fruitiers comme les pommiers, pruniers, poiriers...
La maladie est reconnaissable car elle forme sur les feuilles des taches brunâtres de quelques millimètres accolées les unes aux autres. la
feuille finit par se déformer.
Les fruits vont jusqu'à les déformer totalement, ils se crevassent et sont impropres à la commercialisation.
Prévention
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· Utilisation d'urée en pulvérisation à 5% juste après la récolte et avant la chute des feuilles. L'urée supprime l'ejection d'ascospores et
favorise le rendement de l'année suivante.On peut également utiliser l'urine humaine ( 2,3% d'urée) ou l'urine de vache (4 à 5 % d'urée)
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· A l'automne, tailler toutes les parties atteintes ainsi que les feuilles tombées et les brûler afin de supprimer les ascospores.
Traitements curatifs
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· Traitement cuprides
A base de bouillie bordelaise ou de cuivre
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· Bouillie nantaise obtenue par chauffage d'un mélange de lait de chaux et de soufre.
Les bactéries
La maladie peut également se manifester sous forme de bactérie. Les bactéries sont en fait des organismes monocellulaires, et dont
la taille n’est pas du tout au prorata des dégâts qu’elles peuvent causer. Attention donc, si leurs mensurations sont ridiculement petites, leur pouvoir d’action lui, est très grand. Les
bactéries profitent de toutes les plaies et lésions pour pénétrer la plante, et émettre des substances toxiques.
Ceci ayant comme conséquences une infection générale de la plante. Les feuilles vont jaunir, la partie en pleine air de la plante va se dessécher tandis que
la partie souterraine va pourrir.
Aux grands maux les grands remèdes, pour lutter contre les bactéries, il faut procéder à une désinfection totale du sol, et brûler toutes les plantes
malades.