Retrouvez ici les différentes étapes à mettre en œuvre pour concevoir votre potager. Nous avons mis ces étapes dans l'ordre à suivre.
Elles sont organisées comme tel :
1er article : Espace- Installation
2eme article (mois prochain) Entretien – Plantation
Vous pouvez très bien aménager votre potager sur une surface moyenne, environ de 80 à 100 m2. Il est difficile d’entretenir un potager
plus grand si vous n’êtes pas sur place régulièrement. Cette surface idéale pour un potager de maison de campagne vous permettra déjà d’introduire une belle diversité d’espèces et d’étaler vos
récoltes sur toute l’année, même en hiver. Son entretien exigera à peine une demi-journée par semaine au printemps (de mars à mai), voire un peu moins, et un week-end à l’automne.
Vous avez davantage de temps et rêvez de vous régaler de bons légumes frais toute la belle saison ? 50m2 par personne à nourrir vous seront alors nécessaires, soit un potager de 200 m2 pour
une famille de 4 personnes. Envisagez au moins une demi-journée d’entretien par semaine, de mars à juin, et un peu plus d’un week-end à l’automne.
potager, à l’automne de préférence, surtout en sol lourd et compact, ou au début du printemps pour les terres légères.
Commencez par bêcher profondément la surface dévolue aux légumes, éliminez les pierres, les mauvaises herbes et les souches présentes. Opérez en lignes parallèles dans le sens de la
largeur : vous parviendrez plus rapidement au bout d’une ligne, c’est moins décourageant. Enfoncez la bêche verticalement sur toute la longueur du fer (partie métallique plate de la bêche),
soulevez la motte de terre en faisant levier avec le manche et retournez-la en faisant pivoter la bêche sur place. Progressez à reculons afin de ne pas piétiner la partie que vous venez de
travailler.
Vous pouvez également remiser la terre de la première rangée dans la brouette pour créer une rigole. Versez les mottes de terres de la deuxième rangée sans les soulever en faisant pivoter le fer
de la bêche vers la rigole. Procédez de même jusqu’à la dernière rangée que vous comblerez avec la terre de la brouette. Cette technique qui évite de soulever les mottes de terre, sauf pour la
première ligne, est appréciable en terre lourde.
Si la surface à bêcher est grande (au-delà de 250 à 300 m2), n’hésitez pas à utiliser un motoculteur. Louez avant d’acheter afin de choisir l’appareil qui convient le mieux à votre terrain
Un exemple :
Légende
1. Entrée
2. Tomates / oeillets d’Inde
3. Courgettes / Concombres / Poivrons / Potiron
4. Bourrache ou engrais vert
5. Carottes / Navets / Soucis / Radis
6. Salades / Choux / Dahlias
7. Haricots verts / Ail / oignons / Echalote
8. Groseilliers / Framboisiers / Fraisiers
9. Compost
Commencez par dessiner les voies de circulation. Les allées principales doivent vous permettre de circuler sans difficulté avec
l’ensemble du matériel nécessaire à l’entretien de votre jardin potager : brouette et éventuellement motoculteur. Tracez des allées aussi rectilignes que possible et comptez au moins 80 cm
de large pour être à l’aise ; 1 m est plus confortable si vous utilisez un motoculteur. L’idéal est une allée centrale et une allée périphérique rendant ainsi l’ensemble du terrain à portée
d’outil (binage, ratissage, sarclage…).
Adepte du naturel, vous souhaitez aménager des allées engazonnées :
Une dénivellation de 5 ou 6 cm entre l’allée et les surfaces cultivées est indispensable afin que l’herbe n’aille pas vagabonder parmi
vos choux. Prévoyez comme pour le gazon une tonte par semaine entre mai et septembre, mais si vous habitez une région très pluvieuse en hiver, ces allées engazonnées risquent de souffrir du
piétinement lorsqu’elles sont gorgées d’eau, notamment durant les travaux d’automne. Vous pouvez également installer des dalles qui vous permettront de circuler au sec toute l’année. Une fois
posées, celles-ci n’exigent aucun entretien particulier.
Ménagez, tous les deux rangs, un espace de 30 cm de large, un passe-pied, pour faciliter la circulation entre les légumes lors de la récolte. L’emplacement de ces chemins varie d’une année à
l’autre selon la disposition des plantes dans le potager. Pour éviter qu’ils ne soient envahis par les mauvaises herbes, vous pouvez les recouvrir d’un paillage (paille, paillettes de Chanvre ou
de lin…) que vous incorporerez au sol lors des labours d’automne.
Dans le jargon des jardiniers, les « planches » du potager sont les endroits occupés par les légumes. Lors de l’installation
de votre espace potager, il est préférable de fertiliser toute la surface à cultiver. Comptez environ une à deux brouettes de compost ou de fumier décomposé pour 10 m2 ou employez un engrais
spécial potager en respectant les doses préconisées sur l’emballage.
Etalez en surface et mélangez à la terre avec le croc ou la griffe.
Si vous opérez en automne, les intempéries hivernales affineront naturellement la terre. Au printemps suivant, quelques
coups de croc suffiront pour parfaire la finesse du terrain. Aplanissez au râteau.
Si vous avez entrepris l’installation de votre jardin potager au printemps, vous réaliserez toutes ces opérations à la suite. Il est alors indispensable
Le potager exige des apports réguliers en matières organiques issues de la décomposition d’éléments végétaux ou animaux. Installez
donc le tas de compost à proximité du potager, là où vous recyclerez toute cette matière décomposée.
Commencez par dégager une surface de 2 m2 dans un coin du potager. Désherbez soigneusement et tassez la terre. Installez votre composteur ou vous le désirez, puis, disposez sur
le fond quelques branchages enchevêtrés puis recouvrez avec vos déchets en les alternant avec des couches de terre fine pour favoriser la décomposition.
Attention le compost n’est pas une poubelle ! Sélectionnez les débris végétaux que vous y jetez. Ceux qui sont exempts de maladies iront rejoindre le tas de compost. Les autres seront
éliminés en déchetteries. Broyez les branchages avant de les incorporer. Le compost est un bon moyen pour recycler tous les restes de végétation du potager.
Arrosez durant l’été (10 l d’eau une fois par semaine) lorsque le temps est sec et retournez une à deux fois par an le compost dans l’espace de 1 m2 laissé libre à côté. Vous y déplacerez alors
le système qui retient le tas.
Une fois en juillet et une fois en août, ajoutez du purin d’ortie ou un activateur de compost à l’eau d’arrosage pour accélérer la décomposition.
Comptez de 8 à 10 mois avant d’obtenir un compost prêt à l’emploi : il ressemble à du terreau grossier, brun foncé et aucun élément du départ ne doit être discernable.
Cette pépinière ne servira pas à cultiver des arbres. Dans le jargon des jardiniers, cet endroit est particulièrement propice aux
semis délicats, aux graines qui ont besoins de conditions particulières pour germer : plus de chaleur, une terre plus fine et plus humide, davantage d’ombre et de fraîcheur…
Choisissez un emplacement ombragé en été et très abrité, au pied d’un mur orienté à l’est par exemple, pas nécessairement au potager mais dans un endroit accessible car les jeunes semis demandent
des soins fréquents. Délimitez une bande de 2 ou 3 m de long sur 1 m de large. Bêchez en profondeur, désherbez, éliminez les pierres, les souches, et incorporez à la terre en place du sable et du
terreau, à parts égales.
Affinez la terre soigneusement. En effet, plus elle est fine et plus le contact entre les mottes de terre et la graine est important, encourageant la germination.
Binez, désherbez, ratissez régulièrement le terrain, arrosez en pluie fine (arrosoir muni d’une pomme) pour maintenir des conditions favorables à la germination.