Des jardins et des vergers L’association des Jardins familiaux permet à 400 bénéficiaires d’avoir un potager. Fin 2010, il y aura aussi des arbres fruitiers.

Les chiffres sont éloquents:  l’association des Jardins familiaux de Besançon, ce sont quelque dix hectares de jardins sur seize sites dans la cité. Quelque 400 bénéficiaires... Bref, l’association fait preuve d’un réel dynamisme, Du coup, beaucoup veulent s’en inspirer. Les villes de Beaucourt, d’Ornans et de Sochaux ont demandé des conseils pour créer des associations équivalentes chez elles. Dannemarie-sur-Crète a confié la gestion de ces jardins aux Bisontins. «Notre modèle séduit», se réjouit Jean-Claude Falcinella, le président.
Une forme insolente, donc.
Et de nombreux projets. À l’occasion de l’assemblée générale, programmée demain matin à la salle de La Malcombe, l’association changera de nom. Elle deviendra l’association des jardins et vergers familiaux de Besançon. «En effet, pour la fin 2010, nous aurons dix vergers divisés en parcelles de 600m2. Chaque parcelle permettra aux futurs bénéficiaires de disposer de six ou sept arbres... Et ce n’est qu’un début. A terme, nous espérons avoir beaucoup plus de vergers et ce, grâce à la ville et à sa politique de reconquête des collines.
»
En attendant fin 2010, les amateurs pourront se faire la main sur le verger commun de Port Douvot

Patience

Jardins, vergers... Le principe reste toujours le même:
permettre à des familles de disposer d’un petit bout de terrain, de cultiver, de récolter. Seul petit hic, l’association est victime de son succès. «Il y a actuellement 120 personnes inscrites sur la liste d’attente. Le turnover annuel ne libérant que 45 places par an. »
Du coup, il faut parfois se montrer très patient. Jacqueline Baudin, 70 ans, avoue qu’elle a eu du mal à obtenir une demi-parcelle. Mais depuis deux ans, elle a son petit bout de terrain à La Malcombe. «Un vrai plaisir», avoue cette habitante de Planoise. «Cela me permet de sortir du quartier et de changer d’air.))

Et puis cela permet de produire soi-même ses produits bio. Cette année, la récolte de haricots a été excellente. «J’ai pu faire des bocaux pour ma consommation personnelle mais aussi pour celle de mes grands enfants. »

Et c’est cela qui séduit les jardiniers: pouvoir cultiver des légumes, ne plus être les otages des prix pratiqués dans le commerce. «En plus, nous avons instauré un groupement  d’achat de graines et semences», ajoute Jean-Claude Falcinella. «Cela permet de réduire un peu plus encore les coûts. » Il faut dire que le concept des jardins familiaux est avant tout réservé aux foyers les plus modestes, aux familles nombreuses. «Nous sommes en faveur d’une véritable mixité sociale. »
L’hiver approche, les jardins vont bientôt se reposer le temps d’un hiver franc-comtois. Mais du côté des Jardins familiaux, on ne s’endort pas. À l’assemblée générale, de nombreux projets seront abordés. Parmi eux, une participation à la résurgence des vignes à Besançon, le déménagement à venir du site de la Combe aux Chiens vers le chemin de Valentin, des formations compostage... Les jardiniers ne s’arrêtent jamais.
Éric DAVIATTE