De mars à octobre, les tiques sont actives dans les jardins, les vergers, les pelouses, les haies et les zones ombragées. Comme le moustique tigre, la tique est un vecteur de maladies : elle peut
transmettre différents agents infectieux, dont la maladie de Lyme. Comprendre où elles vivent, comment elles piquent et quels signes surveiller permet d’adopter les bons réflexes et de réduire
les risques.
Cet article vous est présenté sous la forme d’un dossier complet. Nous avons sélectionné les principales ressources officielles disponibles pour vous guider : informations sur les risques,
mesures préventives, signes à connaître, recommandations nationales, brochures simples au format flyer et vidéos pédagogiques. L’objectif est de vous offrir une information claire, fiable et
directement utile dans vos activités de plein air.
Nom scientifique : Ixodes ricinus
Nom commun : Tique européenne
Taille : 0,5 à 4 mm (jusqu’à 1 cm après repas)
Sexe : Féminin (si la photo montre une femelle)
Habitat : Lisières de forêts, sous-bois humides, herbes hautes, jardins ombragés, parcs urbains
Vecteur de maladies : Maladie de Lyme (principale), anaplasmose (plus rare)
Miniature réalisée à partir d’une illustration INRAE
Les tiques sont présentes dans une grande variété de milieux naturels et urbains. Elles apprécient particulièrement les zones humides et ombragées, où elles peuvent se réhydrater régulièrement.
On les retrouve en grand nombre dans les lisières de forêts, les sous-bois, les fougères et les herbes hautes. Mais elles sont également très fréquentes dans les haies, les jardins ombragés et
les parcs urbains, où elles sont transportées par les animaux domestiques et sauvages (oiseaux, rongeurs, chats, chiens, chevreuils).
Leur activité est maximale du printemps à l’automne, avec deux pics marqués : de mars à juin, puis de septembre à novembre. En climat océanique, elles peuvent rester actives toute
l’année.
La maladie de Lyme est causée par des bactéries du genre Borrelia, transmises à l’être humain par la piqûre d’une tique infectée. La transmission ne se fait pas immédiatement, la
bactérie se trouve dans l’intestin de la tique et migre progressivement vers ses glandes salivaires. Le risque de transmission augmente nettement lorsque la tique reste fixée plus de 24
heures.
Toutes les tiques ne sont pas infectées, et toutes les piqûres ne conduisent pas à une infection. Le risque dépend de l’espèce de tique, de sa durée d’attachement et de la présence de
Borrelia dans son microbiote.
La prévention repose sur quelques gestes simples mais très efficaces. Lors des activités en extérieur, il est recommandé de porter des vêtements couvrants, des chaussures fermées et de
privilégier les couleurs claires pour repérer plus facilement les tiques. Les répulsifs cutanés adaptés peuvent réduire le risque de piqûre, tout comme l’habitude d’éviter les herbes hautes et
les zones très végétalisées.
Après chaque sortie, une inspection minutieuse du corps est essentielle, en particulier chez les enfants. Les tiques se fixent souvent dans les zones chaudes et humides : plis, aisselles,
arrière des genoux, cuir chevelu. Une douche rapide dans les deux heures suivant l’activité permet également d’éliminer les tiques non encore fixées.
L’usage de répulsifs peut compléter les mesures de protection, notamment lors de promenades en zones à risque. Les substances actives reconnues pour leur efficacité contre les tiques sont le
DEET, l’Icaridine, l’IR3535 et le Citriodiol (PMD). Leur durée d’action varie selon la formulation.
Les répulsifs doivent être appliqués uniquement sur la peau exposée, en respectant les précautions d’emploi, l’âge des utilisateurs et les contre‑indications. Ils ne remplacent pas les
mesures principales de prévention : vêtements couvrants, inspection du corps et retrait rapide d’une tique.
Cette vidéo du CHU de Rennes, centre de référence national pour les maladies vectorielles à tiques, présente de manière claire les risques, les bons réflexes et la prise en charge spécialisée. Une ressource fiable pour mieux comprendre les tiques et savoir comment agir.
🕷️ Que faire en cas de piqûre ?
En cas de piqûre, il est important de retirer la tique le plus tôt possible. Le geste recommandé consiste à utiliser un tire‑tique, en glissant l’outil sous la tique au plus près de la peau, puis
en effectuant un mouvement de rotation pour la décrocher sans l’écraser. Il ne faut jamais utiliser les doigts, de l’alcool, de l’éther ou une flamme, car cela augmente le risque de régurgitation
de la tique.
Après le retrait, il est conseillé de désinfecter la zone, de noter la date de la piqûre et de surveiller l’apparition d’une rougeur ou de symptômes dans les semaines suivantes, et même
plusieurs mois après, car certains signes peuvent apparaître tardivement. L’érythème migrans, lorsqu’il survient, peut apparaître à distance de la zone de morsure.
En cas de doute, de rougeur étendue ou de symptômes inhabituels, une consultation médicale est recommandée.
Miniature issue du dépliant CRMVT
Une piqûre de tique correspond toujours à une tique fixée sur la peau. Les larves et nymphes peuvent être si petites qu’on ne les voit pas, ou la tique peut être tombée d’elle‑même après s’être nourrie.
Dans la majorité des cas, le premier signe d’une infection est l’apparition d’un érythème migrant : une rougeur circulaire qui s’étend progressivement autour du point de piqûre, généralement
entre 3 et 30 jours après la morsure. Cette rougeur n’est ni douloureuse ni prurigineuse, ce qui la rend parfois difficile à repérer.
D’autres symptômes peuvent accompagner ou remplacer l’érythème : fatigue inhabituelle, maux de tête, douleurs articulaires diffuses, fièvre légère ou sensation d’état grippal. Ces signes
ne sont pas spécifiques, mais doivent alerter en cas de piqûre récente.
À retenir
• Toutes les tiques ne sont pas infectées : seule une partie porte les bactéries Borrelia responsables de la borréliose de Lyme.
• Le risque d’infection augmente du printemps à l’automne, période d’activité maximale des tiques.
• Les tiques vivent dans les herbes hautes, les haies, les jardins ombragés et les lisières de forêts.
• Pour éviter les piqûres : vêtements couvrants, inspection après sortie, répulsifs adaptés.
• Si une tique est fixée : la retirer rapidement avec un tire‑tique, sans l’écraser.
• Surveiller la zone pendant 30 jours : rougeur étendue, fièvre, fatigue inhabituelle = consulter.
Cette vidéo, réalisée par l’Université de Strasbourg et l’ARS Grand Est, présente les risques liés aux tiques et les bons réflexes de prévention. Une ressource fiable issue du Centre national de référence Borrelia.
Université de Strasbourg – ARS Grand Est – Centre national de référence Borrelia
Voir la vidéo sur Cespharm
Flyer de prévention : comment éviter les piqûres de tiques et adopter les bons réflexes en extérieur.
Télécharger le flyer (PDF)
Flyer officiel du CRMVT présentant les informations essentielles sur les tiques, les risques et les bons réflexes de prévention.
Télécharger le flyer (PDF)
• 1909 : premiers cas décrits en Europe (érythème migrant), sans lien établi avec les tiques.
• 1975 : épidémie d’arthrite à Lyme aux États‑Unis, suspicion d’un vecteur lié aux milieux boisés.
• 1982 : découverte de Borrelia burgdorferi dans l’intestin des tiques par Willy Burgdorfer : confirmation du rôle d’Ixodes dans la transmission.
• Années 1990–2000 : reconnaissance européenne. Les chercheurs identifient plusieurs espèces de Borrelia (B. afzelii, B. garinii) et les autorités sanitaires commencent
à cartographier les zones à risque, étudier le cycle de vie des tiques et comprendre l’importance des rongeurs et des chevreuils dans la transmission.
• Depuis 2010 : hausse des cas, extension des zones à risque, présence accrue dans les jardins et renforcement des recommandations de prévention.
Dossier relu et validé par un professionnel de santé.
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