Prévention tique : vigilance et gestes essentiels
De mars à octobre, les tiques sont actives dans les jardins, les pelouses, les haies et les zones ombragées. Comme le moustique tigre, la tique est un vecteur de maladies : elle peut transmettre
différents agents infectieux, dont la maladie de Lyme. Comprendre où elles vivent, comment elles piquent et quels signes surveiller permet d’adopter les bons réflexes et de réduire les
risques.
Cet article vous est présenté sous la forme d’un dossier complet. Nous avons sélectionné les principales ressources officielles disponibles pour vous guider : informations sur les risques,
mesures préventives, signes à connaître, recommandations nationales, brochures simples au format flyer et vidéos pédagogiques. L’objectif est de vous offrir une information claire, fiable et
directement utile dans vos activités de plein air.
Nom scientifique : Ixodes ricinus
Nom commun : Tique européenne
Taille : 0,5 à 4 mm (jusqu’à 1 cm après repas)
Sexe : Féminin (si la photo montre une femelle)
Habitat : Lisières de forêts, sous‑bois humides, herbes hautes, jardins ombragés, parcs urbains
Vecteur de maladies : Maladie de Lyme (principale), anaplasmose (plus rare)
Cycle de vie de la tique
Miniature réalisée à partir d’une illustration INRAE
🕷️ Où se trouvent les tiques ?
Les tiques sont présentes dans une grande variété de milieux naturels et urbains. Elles apprécient particulièrement les zones humides et ombragées, où elles peuvent se réhydrater régulièrement.
On les retrouve en grand nombre dans les lisières de forêts, les sous-bois, les fougères et les herbes hautes. Mais elles sont également très fréquentes dans les haies, les jardins ombragés et
les parcs urbains, où elles sont transportées par les animaux domestiques et sauvages (oiseaux, rongeurs, chats, chiens, chevreuils).
Leur activité est maximale du printemps à l’automne, avec deux pics marqués : de mars à juin, puis de septembre à novembre. En climat océanique, elles peuvent rester actives toute
l’année.
🕷️ Historique de la maladie de Lyme
• 1909 : premiers cas décrits en Europe (érythème migrant), sans lien établi avec les tiques.
• 1975 : épidémie d’arthrite à Lyme aux États‑Unis, suspicion d’un vecteur lié aux milieux boisés.
• 1982 : découverte de Borrelia burgdorferi dans l’intestin des tiques par Willy Burgdorfer : confirmation du rôle d’Ixodes dans la transmission.
• Années 1990–2000 : reconnaissance européenne. Les chercheurs identifient plusieurs espèces de Borrelia (B. afzelii, B. garinii) et les autorités sanitaires commencent
à cartographier les zones à risque, étudier le cycle de vie des tiques et comprendre l’importance des rongeurs et des chevreuils dans la transmission.
• Depuis 2010 : hausse des cas, extension des zones à risque, présence accrue dans les jardins et renforcement des recommandations de prévention.
🕷️ Comment se transmet la maladie de Lyme ?
La maladie de Lyme est causée par des bactéries du genre Borrelia, transmises à l’être humain par la piqûre d’une tique infectée. La transmission ne se fait pas immédiatement : la
bactérie se trouve dans l’intestin de la tique et migre progressivement vers ses glandes salivaires. Le risque de transmission augmente nettement lorsque la tique reste fixée plus de 24
heures.
Toutes les tiques ne sont pas infectées, et toutes les piqûres ne conduisent pas à une infection. Le risque dépend de l’espèce de tique, de sa durée d’attachement et de la présence de
Borrelia dans son microbiote.
🕷️ Que faire en cas de piqûre ?
En cas de piqûre, il est important de retirer la tique le plus tôt possible. Le geste recommandé consiste à utiliser un tire‑tique, en glissant l’outil sous la tique au plus près de la peau, puis
en effectuant un mouvement de rotation pour la décrocher sans l’écraser. Il ne faut jamais utiliser les doigts, de l’alcool, de l’éther ou une flamme, car cela augmente le risque de régurgitation
de la tique.
Après le retrait, il est conseillé de désinfecter la zone, de noter la date de la piqûre et de surveiller l’apparition d’une rougeur ou de symptômes dans les semaines suivantes. En cas de
doute, de rougeur étendue ou de symptômes inhabituels, une consultation médicale est recommandée.
Miniature issue du dépliant CRMVT
Une piqûre de tique correspond toujours à une tique fixée sur la peau. Les larves et nymphes peuvent être si petites qu’on ne les voit pas, ou la tique peut être tombée d’elle‑même après s’être nourrie.
🕷️ Quels sont les signes d’une infection ?
Dans la majorité des cas, le premier signe d’une infection est l’apparition d’un érythème migrant : une rougeur circulaire qui s’étend progressivement autour du point de piqûre, généralement
entre 3 et 30 jours après la morsure. Cette rougeur n’est ni douloureuse ni prurigineuse, ce qui la rend parfois difficile à repérer.
D’autres symptômes peuvent accompagner ou remplacer l’érythème : fatigue inhabituelle, maux de tête, douleurs articulaires diffuses, fièvre légère ou sensation d’état grippal. Ces signes
ne sont pas spécifiques, mais doivent alerter en cas de piqûre récente.
À retenir
• Toutes les tiques ne sont pas infectées : seule une partie porte les bactéries Borrelia responsables de la borréliose de Lyme.
• Le risque d’infection augmente du printemps à l’automne, période d’activité maximale des tiques.
• Les tiques vivent dans les herbes hautes, les haies, les jardins ombragés et les lisières de forêts.
• Pour éviter les piqûres : vêtements couvrants, inspection après sortie, répulsifs adaptés.
• Si une tique est fixée : la retirer rapidement avec un tire‑tique, sans l’écraser.
• Surveiller la zone pendant 30 jours : rougeur étendue, fièvre, fatigue inhabituelle = consulter.
Vidéo prévention – Région Grand Ouest
Cette vidéo du CHU de Rennes, centre de référence national pour les maladies vectorielles à tiques, présente de manière claire les risques, les bons réflexes et la prise en charge spécialisée. Une ressource fiable pour mieux comprendre les tiques et savoir comment agir.
Vidéo prévention – Région Grand Est
Cette vidéo, réalisée par l’Université de Strasbourg et l’ARS Grand Est, présente les risques liés aux tiques et les bons réflexes de prévention. Une ressource fiable issue du Centre national de référence Borrelia.
Université de Strasbourg – ARS Grand Est – Centre national de référence Borrelia
Voir la vidéo sur Cespharm
Flyer de prévention : comment éviter les piqûres de tiques et adopter les bons réflexes en extérieur.
Télécharger le flyer (PDF)
Flyer officiel du CRMVT présentant les informations essentielles sur les tiques, les risques et les bons réflexes de prévention.
Télécharger le flyer (PDF)AJVFBE 4 rue des Deux Princesses 25000 Besançon 📧 [email protected] 📞 Téléphone / Fax : 03 81 80 07 20
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